Bourg Nord
Vous
empruntez un réseau routier utilisé par d'autres usagers. Pour votre sécurité
veillez à respecter le code de la route et à faire preuve de vigilance.Texte marron : lien vers fiche site patrimoine
Texte rouge : tronçon à emprumter avec prudence

Promenade nécessitant un minimum de capacités physiques compte tenu de sa longueur de la boucle et du relief des collines du Blayais-Bourgeais. Mais un itinéraire merveilleux que l’on sera ravi d’avoir accompli après une longue journée très riche en découvertes de paysages et en observation d’oiseaux.
Longueur du parcours : 37 KmDépart : Office du tourisme de Bourg-sur-Gironde. 33
Quitter
l’office et prendre à droite par la place du district , la vue
plongeante qu’offre ce belvédère permet d’observer l’île d’Ambés qui
résiste au assauts de la Dordogne. Cette île qui n’est pas endiguée
peut être submergée lors des très grands coefficients ou des crûes.
Les plans d’eau que l’on aperçoit sont les lacs de tonne qui attirent
les canards la nuit, lesquels sont tirés ensuite depuis les cabanes
dissimulées en bordure du plan d’eau. Ce terme de « tonne » vient du
fait qu’autrefois ces cabanes étaient confectionnées dans des vieux
tonneaux de vins à peine aménagés.
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Monter rue
du Général Péchaud, avant le rond point tourner à gauche vers « Cambes
» et descendre par la petite route. Des deux côtés de la route,
des rangs de vignes partent soit vers le fleuve, soit à l’assaut du
tertre calcaire de la colline. Cette route sépare en fait deux appellations
contrôlées de vins de Bordeaux, « Bordeaux ou Bordeaux supérieur » à
gauche dans les terres limoneuses, « Côtes de Bourg » à droite sur les
terres calcaires et sèches. La délimitation des appellations se réfère
donc de manière déterminante à la géologie. Le naturaliste trouve aussi
son bonheur dans ces vignes (et pas seulement en ouvrant les bouteilles
respectives), en effet sur les terres basses poussent les tulipes sauvages,
tandis que sur les coteaux secs et ensoleillés, ce sont les orchidées
qui occupent l’attention.
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Au céder
le passage, prendre à gauche et descendre vers la Dordogne. La
route suit maintenant la rive au pied de la falaise calcaire, dénommée
le « Pain-de-Sucre » (une toponymie liée aux blocs de sucre qu’utilisaient
nos anciens, et qui est répandue partout en France, et même jusqu’au
Brésil…). Les caves « Brouette et petit fils » témoignent des creusement
dans la falaise calcaire, et aussi de la diversité des breuvages proposés
en Gironde, puisqu’il s’agit là de cave utilisées pour élever des vins
mousseux.
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A la suite d’une
côte très sévère que l’on peut monter à pied ce qui permet d’admirer
les vignes du Château Tayac, l’une des plus belles étiquettes du crû,
on arrive sur la crête de la falaise et on s’arrête au belvédère d’Eyquem.
Les vignes glissent jusqu’à l’estuaire, la pointe d’Ambés (on dit ici
« bec », à l’instar du Bec de Dore et du Bec d’Allier dans le centre
de la France), est largement industrialisée et accueille une raffinerie
de pétrole. En face, c’est l’île Verte (en fait composée de plusieurs
îles qui se sont dans le temps accolées sous l’effet de la sédimentation
et des assèchements humains), et plus loin encore, la dernière rive
visible est celle du Médoc.
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Poursuivre
sur la D669 E1, passer à l’église de Bayon (église) , puis continuer
jusqu’au céder le passage. Prendre à gauche, et descendre à nouveau
sur ce qui est maintenant devenu « la Gironde ». Un ancien quai à gabarres
permet encore l’accostage des rares bateaux desservant l’île Verte où
subsistent quelques propriétés agricoles.
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Poursuivre
sur cette route qui circule entre l’estuaire et la falaise calcaire
en goûtant la paix de ce « village rue » et l’atmosphère méditerranéenne
qui s’exprime ici sous la forme des multiples palmiers et bananiers
plantés dans les jardins des maisons particulières.
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Passer successivement
: la Reuille, Vitescale, le Rigalet où l’on repère des traces des habitats
troglodytique et dépendances taillées dans la roche, il y a même ici
un ancien ermitage qui bien entendu, n’est plus occupé. Traverser la
Mayanne d’où l’on a une superbe vue sur l’île d’en face, Furt et son
épave coulée devant un ancien stockage d’hydrocarbures datant de la
dernière guerre, Marmisson et son chemin de nature qui monte sur le
coteau calcaire du Mugron (fiche
site Nature), et enfin Roque-de-Thau et son petit port où des yoles
-embarcations pointues aux deux extrémités- attendent la prochaine marée.
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Au croisement
de la D 669, passer tout droit vers Villeneuve, rapidement le
clocher de l’église apparaît, et si la cloche sonne, sachez que celle-ci
a été fondue en 1491, et qu’elle réjouit l’oreille du passant ordinaire
depuis plus de 500 ans ! dans le village prendre
à gauche vers « Faridon », puis droite et gauche vers « Flageolet »,
descendre dans les vignes, continuer sur la gauche au croisement suivant
et remonter en laissant à droite le Château Monconseil. Au stop prendre
à droite sur 100m pour faire le tour de la Croix de Fault-le-Cœur.
Cette croix monolithe (issue d’un seul bloc de pierre), date du IXe
siècle, et aurait été taillée à coups d’épée ; elle est dressée à l’emplacement
d’une bataille que livra Charlemagne aux Sarrasins en 804. La légende
dit qu’après la victoire, l’empereur tint un conseil sur le site actuel
du château …Monconseil.
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Revenir sur
ses pas et descendre vers le bourg de Plassac en longeant le
très beau château Bellevue à gauche, le bien nommé.
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Au croisement
de la D 669, prendre à droite et aussitôt à gauche et descendre jusqu’à
l’église où l’on attache les vélos pour aller visiter la
Villa Gallo-Romaine (fiche
Site Patrimoine). Après la visite, descendre jusqu’à l’estuaire,
où il est possible de pique-niquer au bord de l’eau tout en jetant un
œil sur le banc de sable de Plassac qui émerge à marée basse, un reposoir
fréquenté par les Mouettes et Goélands comme par les Limicoles.
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Remonter
jusqu’à la D669, passer en face dans le village, continuer à droite
au croisement, longer le cimetière puis prendre à droite au croisement.
Passer Chopine et au croisement suivant, tourner à droite sur la 135
E3. grimper la colline jusqu’au château d’eau, et prendre à droite vers
« St Ciers-de-Canesse ». Ce point élevé (76m) se nomme « Chante-Alouette
» et témoigne d’un passé où les céréales avaient une place toute aussi
importante que la culture de la vigne dans cette région. Une pratique
culturale permettait d’ailleurs d’associer les deux : le blé étant semé
entre les rangs de vignes espacés. Une succession de descentes et de
remontées vous fait circuler dans un paysage de vignes, au passage vous
traversez le ruisseau de Brouillon, qui sépare les appellations des
Côtes-de-Bourg à venir, de celles des Côtes-de-Blaye que vous quittez.
Cette dernière appellation est d’ailleurs multiple, puisque sur les
5500 ha reconnues en AOC, 5 sous appellations se répartissent en : 1ères
Côtes de Blaye rouge, 1ères Côtes de Blaye blanc, Côtes de Blaye blanc,
Côtes de Blaye rouge et enfin Blaye rouge. Cependant, les 800 viticulteurs
du crû produisent essentiellement du rouge (90%).
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Au croisement
poursuivre tout droit, et après s’être arrêté à l’église de St-Ciers-de-Canesse,
continuer sur cette route. Au croisement suivant rester sur le D133
vers Bayon, passer Comps. Au stop prendre à gauche vers « Lansac »,
on passe alors près du Château Colbert , dont la légende dit qu’il aurait
été bâti avec la recette du renflouement du navire « Colbert », pitoyablement
échoué dans l’estuaire, et qui après bien des essais de la part des
hommes de l’art, s’était avéré « impossible ». C’était sans compter
sur l’ingéniosité des vignerons de Bourg, qui à l’aide d’une grande
quantité de barriques vides, réussirent à remettre le bateau à flot,
et gagnèrent ainsi le pactole… Au stop, prendre en face et suivant à
gauche. Continuer sur la D133 en passant à droite après le Château Macay,
l’une des très belles étiquettes de l’appellation.
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Au croisement
suivant, prendre à gauche sur la D134 et aussitôt à droite pour rejoindre
le bourg de Lansac. Après une visite rapide à l’église qui conserve
une abside romane, prendre la première à gauche,
puis continuer encore à gauche vers le « moulin du Grand Puy » que
l’on finit par atteindre à pied à la suite d’un parking . Ce moulin
récemment rénové est remarquablement situé, construit sur un tertre
à 69 m de hauteur, il domine toute cette région de collines où s’étirent
les vignes et s’accrochent des petits bois.
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Redescendre
vers le village jusqu’à la D133, prendre à gauche et aussitôt à droite.
Après être remonté sur le coteau d’en face, connecter la D 134 et filer
vers Bourg-sur- Gironde, où une visite à la Maison des vins des
Côtes-de-Bourg s’impose pour déguster la production locale.
A faire à voir en plus :
La visite de l’écomusée du Bourgeais, une collection de pièces de la
préhistoire à une histoire plus récente installée dans l’une des plus
vieilles demeures de la ville.
Se restaurer sur l’itinéraire :
Les restaurants participants au programme « Goûtez les saveurs de l’estuaire
» se sont engagés à vous proposer des plats confectionnés avec les produits
du fleuve (alose, maigre, anguille, lamproie), les productions maraîchères
locales (melon, asperge du Blayais), les viandes de « l’agneau de l’estuaire
», le tout étant accompagné des vins du Médoc et de la haute Gironde
(côtes de Blaye, côtes de Bourg), du pineau des Charentes et du Cognac.
Le Plaisance, au port de Bourg-sur-Gironde,
05 57 68 45 34. Directement sur l’itinéraire.



