Bourg Sud
Vous
empruntez un réseau routier utilisé par d'autres usagers. Pour votre sécurité
veillez à respecter le code de la route et à faire preuve de vigilance.Texte marron : lien vers fiche site patrimoine
Texte rouge : tronçon à emprumter avec prudence

Balade comportant des côtes assez marquées, mais en prenant son temps, n’importe quel cycliste du dimanche y trouvera finalement son bonheur. A n’envisager que sur une journée, pour prendre le temps des visites indispensables à la compréhension des paysages traversés.
Longueur du parcours : 22 KmDépart : Office de Tourisme de Bourg-sur-Gironde
Quitter
l’office et prendre à droite par la place du district. Il est
bien entendu conseillé de débuter la balade par une fine observation
du paysage depuis le belvédère qui borde la place. La vue est plongeante
sur la rivière Dordogne, et non pas sur la Gironde comme l’indique le
nom de la ville… Cette singularité tient au fait que peu à peu, les
sédiments déposés par les deux rivières Garonne et Dordogne, ont constitué
la presqu’île d’Ambés , ce qui du coup a repoussé l’estuaire vers le
nord ouest, laissant au fil des siècles la ville de Bourg-sur-Gironde,
qui elle n’a pas bougé, sur les rive »s de la Dordogne…
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Monter rue
du Général Péchaud, au rond point prendre à gauche vers Blaye, et à
droite en direction de « Crypte romane » avant le supermarché. Monter
la côte et poursuivre dans la descente. Au stop passer en face jusqu’au
hameau de Lalibarde, là, prendre à gauche la petite rue qui mène à la
Crypte romane . Cette minuscule crypte n’a été découverte que
lors de la destruction de l’église romane du XIIe dans laquelle elle
était dissimulée. Dès l’entrée on remarque les colonnes avec chapiteaux
aux motifs animaliers et fantastiques, typiques de l’art roman. L’ambiance
qui se dégage de ce site est étonnante, ici, durant des siècles, des
milliers de pèlerins en route pour St-Jacques-de-Compostelle vous ont
précédés en ces lieux…
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Redescendre
et prendre la petite route en face. Monter dans les vignes du
Château Lalibarde que l’on aperçoit sur la droite.
Au croisement suivant prendre à droite et passer Valades et encore à
droite eu suivant. On pédale dans les coteaux des côtes-de-Bourg,
cette appellation dont l’AOC date de 1936, s’étend su3r 850 ha, et produit
essentiellement des vins rouges (25 ha de blanc seulement). 550 vignerons
se partagent la production d'un vin dont la réputation ne cesse de grandir.
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Au carrefour
qui suit, descendre vers la gauche, non sans avoir admiré les
deux chênes qui poussent de l’autre côté de la route. Au
croisement suivant, poursuivre tout droit, et encore au suivant pour
passer le ruisseau de Mangaud au pont de Canterane ( « chante la grenouille
»), et remonter jusqu’à Lansac. (Possibilité d’aller jusqu’au
moulin voir Bourg Nord).
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Tourner à
droite au croisement dans le village et poursuivre en passant devant
le cimetière. A la D23, prendre à droite et aussitôt à gauche vers «
Tauriac », poursuivre dans ce paysage de vignes et de coteaux
calcaires jusqu’au village, là, rejoindre l’église en prenant à gauche.
L’église St-Etienne date du XIIe siècle, elle a été considérablement
remaniée au cours des siècles, mais conserve encore son caractère roman,
dont un portail simplifié. Cependant, ce sont les modillons qu’il faudra
observer (y compris aux jumelles pour bien en découvrir les détails),
ces blocs sculptés, qui soutiennent le rebord de la toiture dans l’architecture
romane, représentent ici des musiciens et des acrobates, ils évoquent
les spectacles que l’on appelait pas encore « de rue » et qui avaient
cour il y a 1000 ans sur le parvis des églises.
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Après une petite visite, revenir
un peu sur ses pas, et continuer à gauche vers Prignac. La route
descend dans la vallée du Moron, une petite rivière toujours en eau
même en période estivale. Elle est bordée par une forêt -la ripisylve-
qui maintient là une humidité importante et une ombre bienvenue pour
le cycliste estival. Ces formations végétales épaisses sont très appréciées
au printemps par les Rossignols philomèles et les Bourscarles de Cetti
qui installent leurs nids à proximité. A remarquer aussi ces « lianes
», en fait des rameaux de Clématites, qui partent vers la lumière en
grimpant à travers les arbres et qui donnent à ce paysage une ambiance
de « forêt primaire » que l’on connaît peu dans la région.
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Prendre
à gauche sur la D669 en étant très prudent sur
ce tronçon passager.
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Passer le
pont sur le Moron et monter à gauche. Prendre la 1ère à gauche
jusqu’à la Grotte de Pair-non-Pair
(fiche site patrimoine), après cette
visite, reprendre la route et tourner à nouveau
à gauche dès que possible pour découvrir l’église St-Michel de
Marcamps, une petite chapelle romane rénovée qui comporte des inscriptions
gravées dans la pierre depuis 1599, des tags d’époque en quelque sorte…En
laissant votre vélo attaché à cet endroit, il est possible de descendre
dans la vallée du Moron (fiche
site Nature) par un petit escalier herbeux.
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Reprendre le vélo, et rejoindre
la route que l’on prend à droite vers le pont du Moron, au passage,
remarquez l’ancienne minuscule mairie de Marcamps transformée désormais
en résidence privée, et la statue polychrome du monument aux morts,
une version colorisée rare en Gironde.
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Au croisement
de la D669 prendre vers Bourg en étant
toujours aussi prudent qu’à l’aller, puis
800m plus loin, tourner à gauche vers le Château des Mille-Secousses
et poursuivre la route jusqu’à la propriété … Vous traversez
alors des vignobles dits « de palus », c’est à dire plantés sur les
terres lourdes des bords de l’estuaire et de ses affluents. Cette colonisation
des terres basses par la vigne date surtout de l’époque où le phylloxéra
(un puceron introduit d’Amérique) a ravagé le vignoble bordelais. Seules
les vignes dont on pouvait submerger le pied pour noyer le ravageur
ont été sauvées de cette crise majeure qui a eu des conséquences sociales
dramatiques dans toute la région. Le Château propose la dégustation,
et il ne faut pas résister à déguster ces vins charpentés et très parfumés,
typiques des palus. Montez aussi sur la digue pour voir le quai qui
autrefois permettait le transfert des barriques, et qui maintenant n’accueille
plus que les roseaux flottants qui s’échouent là. Si vous regardez vers
l’aval, vous remarquerez sans doute les branches d’un arbre qui émerge
des flots au centre de la rivière, c’est tout ce qui reste de l’île
de Croûte, la plus en amont de toutes celles de l’estuaire, et qui en
quelques années a totalement disparue dans le courant destructeur de
la Dordogne. Ainsi les îles meurent aussi en Gironde…
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Quitter le
château par le chemin d’accès, et juste après la haie, descendre de
vélo et le pousser prendre sur le chemin enherbé qui part sur la gauche
en empruntant une digue de terre. Au bout du chemin, passer le vieux
portail de Mille-Secousses et enfourcher le vélo pour continuer sur
la petite route qui remonte vers le coteau. Au croisement, prendre à
gauche et continuer sur cette route qui sépare les vignes des
palus de celles plantées sur le coteau calcaire. Vous passez alors sous
les lignes à très haute tension qui distribuaient l’électricité produite
par la centrale d’Ambès dont on aperçoit les immenses cheminées, qui
désormais, ne fumeront plus jamais…
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Arrivé dans
le quartier du port de Bourg, prendre à gauche vers le fleuve
et rejoindre le magnifique lavoir couvert construit en 1868, depuis
lequel on bénéficie d’une vue remarquable sur la haute ville. Remonter
par la route, et rejoindre le point de départ après un arrêt
dégustation et découverte dans le Maison des Vins des Côtes-de-Bourg,
à la fois centre de gestion du syndicat viticole, lieu d’exposition
accueillant très souvent des thèmes autour de la nature, et espace de
dégustation et de vente pour plusieurs dizaines de châteaux réputés
de cette appellation qui ne cesse de surprendre les amateurs de grands
vins.
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A faire à voir en plus :
La visite du village de Bourg-sur-Gironde, une merveilleuse promenade
dans des rues chargées d’histoire, qui toutes finissent par déboucher
sur les eaux limoneuses de la Dordogne.
Se restaurer sur l’itinéraire :
Les restaurants participants au programme « Goûtez les saveurs de l’estuaire
» se sont engagés à vous proposer des plats confectionnés avec les produits
du fleuve (alose, maigre, anguille, lamproie), les productions maraîchères
locales (melon, asperge du Blayais), les viandes de « l’agneau de l’estuaire
», le tout étant accompagné des vins du Médoc et de la haute Gironde
(côtes de Blaye, côtes de Bourg), du pineau des Charentes et du Cognac.
Le Plaisance, au port de Bourg-sur-Gironde,
05 57 68 45 34. Directement sur l’itinéraire.



