Estuaire de la Gironde

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Le Phare de Richard

  • Type de lieux :

    Sites nature

  • Passe du phare. Départementale 2   33590   Jau-Dignac-et-Loirac

  • Téléphone :

    05 56 09 52 39

  • Email :

    infos@phare-richard.com

  • Site Internet :

    Voir le site

Situé à Jau-Dignac-et-Loirac, en Gironde, sur la rive gauche de l’Estuaire, le phare de Richard, « maison phare », a été mis en service en 1845, en même temps que le premier bateau feu français « Talais I », pour créer un alignement dans une partie de l’estuaire de la Gironde. Trop petit, il est remplacé pour l’éclairage par un phare métallique édifié juste à côté en 1871. Celui-ci fonctionnera jusqu’en 1953.
Du sommet du phare, le visiteur peut profiter d'un point de vue unique sur l’estuaire dans sa partie la plus large, la plus majestueuse, et les « polders » du Médoc côté terre.
Un musée et un centre de documentation sur les activités liées à l’estuaire : pêche, ostréïculture, signalisation maritime. Travaux d’assèchement du 17ème siècle.

Construction et remaniements 

Avant l’édification du phare, les bateaux remontant l’Estuaire étaient guidés à hauteur des « polders de Hollande »  sur la commune de Jau-Dignac-et-Loirac, par l’arbre de Richard. Au début du 19ème siècle, cet arbre est abattu par une tempête. Débute alors en 1843, la construction du Phare de Richard, bâtiment cylindrique d’une hauteur de 18 mètres et comprenant 63 marches en pierre pour guider les navires dans leur progression sur l’Estuaire. Il devient le lieu de rendez vous de la jeunesse locale, où se tiennent bals et fêtes populaires.
 
Mais le phare n’est pas assez haut pour être utile, un deuxième phare est érigé à proximité, en 1870 : il est entièrement métallique et d’une hauteur de 31 mètres.
En 1953, la plupart des phares de l’Estuaire s’éteignent. Le site, vendu à un particulier, est laissé à l’abandon, et la tour métallique est détruite pour en récupérer la ferraille.  

Réhabilitation

Resté à l’abandon jusqu’en 1982, une initiative de jeunes adolescents de Jau-Dignac-et-Loirac pour la réhabilitation du phare de Richard, pousse le maire de l’époque à engager une procédure de rachat du monument par la commune. Ce sera chose faite en 1988. Dès l’année 1992, la restauration du site commence, et les lieux entrent dans une phase de reconversion en site à vocation touristique et culturelle. L’association communale du phare de Richard, crée l’année suivante, œuvre depuis plus de vingt ans à la valorisation de ce patrimoine bâti. Le Phare de Richard offre un superbe panorama sur l’Estuaire, les côtes charentaises et sur « les polders de Hollande ».

Le Phare de Richard aujourd'hui : un site dédié à la culture

Il abrite aujourd’hui le Musée de l’ostréiculture et de la pêche, et un petit musée dédié aux phares et balises. Un carrelet, installé depuis 2008 sur le domaine, permet aux visiteurs d’accéder à une autre dimension de l’Estuaire, au plus près de l’eau. Une autre manière de découvrir la Gironde.
La dernière phase de restauration date de 2009,    avec le remplacement de la verrière de la tour, par une coupole en fibres, identique à celle du phare d’origine.