Etauliers
Vous
empruntez un réseau routier utilisé par d'autres usagers. Pour votre sécurité
veillez à respecter le code de la route et à faire preuve de vigilance.Texte marron : lien vers fiche site patrimoine
Texte rouge : tronçon à emprumter avec prudence

Balade facile, en terrain plat, seules les périodes de grand vent sont à éviter, car alors la traversée du marais à découvert peu devenir fastidieuse. Superbe au printemps lorsque les marais sont en fleurs et que les oiseaux nicheurs animent le ciel. Intéressant à l’automne et en hiver aussi, en particulier en raison des centaines de vanneaux et de pluviers dorés qui alors les champs.
Longueur du parcours : 30 kmDépart : fin de la piste cyclable Blaye-Etauliers à Etauliers sur la D 937.
Quitter
la piste et prendre à gauche sur la route des Mathas. Celle-ci
traverse bientôt un petit marais bocager où les aulnes sont les arbres
dominants . Cette essence, particulièrement bien adaptée aux milieux
humides, est aussi appelée « vergne », et d’ailleurs à proximité, s’étire
le « marais de la Vergne ».
…
Au céder
le passage, prendre à gauche sur la D136, passer le pont sur la Livenne,
puis sur le canal des Moulins, deux ruisseaux qui coulent en
parallèle dans cette minuscule vallée, mais qui sont issus de deux bassins
versants différents. (le bassin versant est l’ensemble du territoire
drainé par un cours d’eau et tous ses affluents).
…
Passer
Azac en filant sur la 136 E1 vers « St-Ciers », dans le hameau suivant
tourner à gauche vers « Les loges ». Dans les champs on découvre
des alignements de levées de terre destinées à la culture de l’asperge.
Ces terrains sablonneux sont en effet favorables à la récolte de « l’asperge
du Blayais » dont la renommée gastronomique dépasse largement les frontières
de la région.
…
Aux croisements
qui suivent, prendre successivement: gauche, et trois fois tout droit.
Le paysage est alors constitué de parcelles de vigne et de petits boisements
de pin maritime. Au céder le passage tourner
à gauche vers « Bouinot », au stop à droite vers « Braud » et encore
à droite dans la direction de l’église par la rue Kléber Marceau,
un ancien maire du village.
…
Au stop,
traverser et continuer sur cet axe jusqu’au rond point où il faut tourner
à gauche et 100m plus loin à droite vers « les cailles ». Cette
route traverse le terrain qui fait la transition entre le coteau élevé
et les terres basses du marais. Le bocage qui apparaît là est très favorable
à la présence des passereaux comme le Bruant jaune, le Bruant zizi et
la Fauvette à tête noire.
…
Face au marais
prendre à gauche sur la petite route bordée d’un canal qui sépare
la zone humide du « domaine terrestre ». Au céder le passage, tourner
à droite , peu après on découvre sur la gauche une plateforme qui accueille
un nid de Cigognes blanches, et un petit bois qui abrite une colonie
de hérons de plusieurs espèces, particulièrement animée à la fin du
printemps, lorsque les oiseaux font des va et viens incessants pour
nourrir leurs poussins.
…
Au bout tourner
à gauche et longe le canal de a la Dussaude. Se profile alors
la Centrale nucléaire du Blayais construite en 1971 et qui dispose de
4 réacteurs de 900 mgw. Le parcours sur cette route offre la vision
sur deux aspects très différents du marais, à droite des champs de maïs
immenses, presque vides de vie sauvage dès que la culture est en place,
et à gauche le marais fauché ou pacagé par les bovins, qui pétille de
vie, en particulier dans le domaine des oiseaux. Au bout de la route,
les prairies les plus mouillées sont la propriété de la Fédération des
Chasseurs de la Gironde, qui acquis ces terres pour préserver ces paysages
de zones humides particulièrement menacés dans la région.
…
Prendre à
droite sur la route qui suit, puis à gauche au carrefour suivant vers
« Callonges ». Au bout du chemin, continuer sur la gauche après le virage
et suivre le chemin en direction de la Centrale pour accéder
à l’observatoire de la Réserve de Chasse
(fiche site nature).
…
Après une séance d’observation,
revenir sur ses pas jusqu’au canal et au port
des Portes Neuves, puis continuer vers « Callonges ».Le chemin
passe devant des habitations disposées régulièrement au bord de la route
: la Parisienne, la Picarde, la Vermandoise, la Champagne, la Bretonne,
la Normande, la Bourguignone, la Provençale, qui témoignent de la colonisation
agricole de ce marais, progressivement asséché par des travaux très
importants entrepris dès le XVIIe siècle. Le dernier lieu-dit, les Nouvelles
Possessions, illustre par sa toponymie le caractère conquérant de cette
aménagement du marais. Ce dernier site est aussi une
réserve Ornithologique (fiche site nature)
qui devrait bientôt pouvoir accueillir du public.
…
Après la visite du site,
faire le tour du port des Callonges pour aller jusqu’au quai
qui s’avance vers l’estuaire, on découvre alors la taille impressionnante
de cet espace que les gens du crû continuent de dénommer « la rivière
». Le clocher que l’on aperçoit sur l’autre rive est celui de St-Seurin-de-Cadourne,
à 7 km de distance…Dans le port, quelques bateaux exerçant la pêche
professionnelle attendent la marée. Les espèces visées sont ici, comme
partout sur l’estuaire, les espèces migratrices (aloses, lamproies ,
pibales,…) mais aussi la crevette blanche qui elle reste à demeure dans
ces eaux limoneuses.
…
Prendre la
D23, et filer vers St-Ciers-sur-Gironde par cette longue ligne
droite de plus de 5 km qui mène de l’estuaire à « la terre ferme ».
Ce chemin existait dès l’époque gallo-romaine et par la suite il a servi
pour acheminer les bois, céréales et le bétail qui étaient embarqués
sur le port alors très actif. La première partie du parcours s’effectue
à travers le « marais desséché » qui est cultivé et installé sur les
terres du bourrelet de crue (cette partie à peine plus élevée que le
reste du marais est issue des dépôts alluvionnaires accumulés par les
débordements du fleuve), passé le pont de la Croix, plus on va vers
l’est, plus l’humidité apparaît au fur et à mesure que l’altitude régresse
jusqu’au « marais mouillé », le point le plus bas du secteur, où les
eaux qui ruissellent des collines environnantes s’accumulent où l’on
peut difficilement les évacuer.
…
Après le
panneau d’entrée de St-Ciers, tourner à droite vers « la Boulogne »
et longer la partie la plus humide du marais, essentiellement consacrée
à l’élevage et aux activités cynégétiques.
…
Passer La
Marseille, et au pont des Allains, prendre à gauche au céder le passage
pour remonter sur le coteau. Au stop poursuivre tout droit, , tourner
à droite route de la Grosse Raye, puis 200m à gauche. Au croisement
suivant passer en face vers « Les Loges », et au suivant à gauche
pour connecter l’itinéraire aller par lequel on revient au point de
départ.
…
A faire à voir en plus :
La visite du petit musée cantonal (préhistoire, histoire et traditions
populaires) de St-Ciers-sur-Gironde.
Se restaurer sur l’itinéraire :
Les restaurants participants au programme « Goûtez les saveurs de l’estuaire
» se sont engagés à vous proposer des plats confectionnés avec les produits
du fleuve (alose, maigre, anguille, lamproie), les productions maraîchères
locales (melon, asperge du Blayais), les viandes de « l’agneau de l’estuaire
», le tout étant accompagné des vins du Médoc et de la haute Gironde
(côtes de Blaye, côtes de Bourg), du pineau des Charentes et du Cognac.
Les Platanes, route de St Savin à Etauliers,
05 57 64 70 42 (à proximité du départ)
L’Auberge du Chai, le Pas d’Ozelle à St
Ciers, 05 57 32 72 41 (à moins de 2 km du circuit, accessible par une
petite route sécurisante)



