Mortagne
Vous
empruntez un réseau routier utilisé par d'autres usagers. Pour votre sécurité
veillez à respecter le code de la route et à faire preuve de vigilance.Texte marron : lien vers fiche site patrimoine
Texte rouge : tronçon à emprumter avec prudence

Quelques belles côtes à grimper, un véritable « mur » que l’on peut arrondir en poussant le vélo, et des descentes qui vous donnent des ailes. A n’envisager avec des enfants que sur un journée complète, en ménageant de nombreux arrêts pour relancer la motivation, et pour scruter aux jumelles à la recherche des oiseaux dissimulés dans le paysage. Une balade magnifique dans ce qui sont sans doute parmi les beaux paysages de l’estuaire de la Gironde.
Longueur du parcours : 23 KmDépart : Port de Mortagne sur la D 145.
Quitter
le port, et au premier croisement tourner à gauche vers Royan, continuer
tout de suite à gauche rue du Pampin. La route longe les « falaises
mortes », ainsi désignées par le fait qu’elles ne sont plus en contact
direct avec les eaux de l’estuaire, en effet, les sédiments se sont
accumulés ici progressivement, et l’action de l’homme a contribué à
accélérer ce processus par l’assèchement du marais (poldérisation).
Ces terres conquises sur l’estuaire sont maintenant destinées à l’élevage,
et les eaux de la Gironde ne viennent ici qu’exceptionnellement.
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Prendre le
premier chemin sur la gauche, un sentier de grave blanche qui
mène jusqu’à la digue du « polder de
Mortagne » (fiche site nature),
une ancienne prise sur l’estuaire qui était cultivée en maïs, mais qui
n’a pas résisté aux coups de butoir de la tempête de 1999. Cette propriété
a été par la suite rachetée par le Conservatoire du Littoral qui prépare
ici un aménagement pour accueillir les oiseaux et faciliter leur observation
par le public.
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Après
une bonne séance d’observation, reprendre la
route et monter la côte de Tire Cul, la bien nommée. Ce véritable
mur qui attaque la falaise est créditée d’une pente à 14%, aussi est-il
préférable de la grimper en poussant le vélo si vous voulez avoir les
poumons et mollets en état pour le reste de la balade.
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Au croisement,
continuer tout droit jusqu’au stop sur la D145.
Attention, tronçon pouvant être passager certains jours.
Prendre cette route en tournant à gauche, et 300m plus loin piquer à
droite chemin de la Guignarderie, une petite route encaissée
et tranquille qui court en parallèle de la départementale.
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Au croisement
suivant tourner à gauche et passer le cimetière. Au céder le passage,
reprendre la D 145 pour traverser le village de St-Seurin-d’Uzet jusqu’au
port.
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Ce village était autrefois une sorte
de capitale de la pêche à l’esturgeon (le « créac » localement), il
s’est assoupi avec la disparition du poisson dont on tirait le fameux
« caviar de la Gironde ». Sur place un espace muséographique devrait
bientôt évoquer ce passé remarquable. Si le port est désormais peu actif,
il conserve néanmoins un superbe quai en pierre qui témoigne de ses
activités commerciales anciennes. La minoterie sise de l’autre côté
du chenal renforce encore ce sentiment, St-Seurin-d’Uzet a dû vivre
des périodes plus agitées… Mais ce sont aussi les oiseaux qui font maintenant
la réputation du village, en effet dans les immenses roselières qui
bordent l’estuaire, se tiennent annuellement les stages de formation
des bagueurs de toute la France. Roselière
de St-Seurin d’Uzet (Fiche
site nature)
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Au croisement
suivant continuer tout droit, puis prendre à droite au prochain pour
monter la côte qui rejoint le bourg de St-Thomas. Cette côte
est très raide, aussi peut-on la grimper en poussant le vélo sur quelques
centaines de mètres sans craindre le ridicule. D’ailleurs, il y a tellement
peu de monde qui emprunte ce passage que vous ne risquez pas de sombrer
sous les quolibets… Cela vous laissera aussi le temps d’apprécier ce
passage très forestier où à gauche entre deux arbres, on découvre le
très joli Château du Roc. Si la Buse variable sera là pour vous regarder
passer, son cousin rapace l’épervier d’Europe y sera aussi assurément,
mais ne comptez pas sur lui pour se faire repérer.
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Quitter le
port en passant devant l’église, où l’on remarque sur les côtes
du porche des sculptures qui reproduisent des grenouilles d’un côté,
et des escargots de l’autre. Ces derniers appartiennent fortement au
folklore culinaire charentais, ce sont les fameuses « cagouilles » dont
on fait des plats succulents.
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Reprendre
la route vers Royan, et peu après l’église tourner à droite. Au croisement
suivant prendre à droite rue des Vallons, puis monter la longue pente
sur la D129 qui mène au bourg de Chenac. La route gravit le coteau
sec, bien exposé au soleil et dont la fine couche de terre laisse partout
apparaître le calcaire affleurant, des conditions idéales pour découvrir
quelques orchidées à la belle saison. Cette côte étant raide, il n’est
pas interdit de s’arrêter de loin en loin, ce qui permet de jeter un
œil attentif sur le petit marais qui stagne au pied de la colline. De
votre position élevée vous pourrez ainsi surveiller les prospections
du Busard des roseaux qui installe son nid dans ce secteur.
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Au carrefour
de la croix, prendre à droite rue de la Blanchetterie, plus loin
on découvre sur la gauche la petite mairie de Chenac-St-Seurin-d’Uzet,
puisque ces deux anciennes communes sont désormais réunies.
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Au croisement
de la D139, prendre à droite. La route circule alors dans un
paysage où les parcelles de céréales se disputent l’espace avec celles
consacrées à la vigne. Ce tronçon de l’itinéraire emprunte la « route
du Pineau », et passe devant le magnifique Château St-Denis, une propriété
qui produit le dit Pineau, mais aussi du Cognac.
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Après le
château, prendre à droite la D245 vers Mortagne, puis la deuxième à
gauche vers Boutenac. Au croisement suivant poursuivre tout droit, au
suivant prendre à droite sur la D245E1, puis à gauche sur la D6 et à
droite 50m après vers Boutenac.
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Dans le village,
prendre à droite rue du Médoc, et faire le tour pour arriver jusqu’à
l’église, une magnifique petite construction qui date du XIIIe
siècle, et qui est un exemple rare dans la région de l’architecture
primitive gothique.
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Après cet arrêt roman,
continuer sur ce même chemin, puis prendre à droite sous le couvert
des arbres. Cette longue descente traverse des champs de blé
et circule en fond de vallée, elle offre de plus une superbe vue sur
le village que l’on vient de quitter. Ce tronçon est particulièrement
favorable à l’observation des oiseaux de la plaine, dont le Bruant proyer
est le premier visible, puisque toujours perché sur un fil téléphonique
au bord du chemin.
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Aux deux
croisements suivants, prendre successivement à droite et à gauche, puis
gauche à nouveau au suivant pour remonter par la rue du Perat, la vallée
de la rivière de Fontdevine, une combe paisible où chassent au
printemps les Busards St-Martin et cendrés. Sur la crête à gauche on
aperçoit aussi des moulins à vent.
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Au croisement
suivant prendre à droite rue de Rabaine, et grimper la côte sévère
(mais à ce moment là vous serez échauffés, donc vous tenterez le passage
sans mettre pied à terre), jusqu’au village de Floirac et son église
St-Etienne, magnifiquement enchâssée au centre de la petite vallée.
Le clocher carré date du XIIe siècle, et sur les parois extérieures,
de très vieux graffitis évoquent le monde de l’estuaire (bateaux à voile).
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Au croisement
prendre à droite vers Mageloup, dans le hameau tourner à gauche sur
la D145 et aussitôt à droite pour remonter sur le coteau, et tourner
dans la deuxième à gauche, la rue de l’Enclouse.
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Au carrefour
suivant prendre à droite vers St-Romain, puis à gauche à la bifurcation
suivante afin de rejoindre une petite route adorable qui glisse
entre des haies d’épineux, un secteur très favorable aux fauvettes grisettes
et aux Pies-Grièches écorcheurs. Au loin, on aperçoit la tour fanal
de Beaumont, une construction pyramidale en forme de pain de sucre dont
l’origine remonterait à l’époque gallo-romaine. Plus tard, les feux
allumés à son sommet prévenaient toute la région des incursions des
terribles Vikings, et par la suite cette tour a servi « d’amer remarquable
» pour la navigation en Gironde, un monument qui résiste encore au GPS
et autres radars moins remarquables. La légende veut que les pierres
qui la constituent soient tombées du tablier de la mère de Gargantua…
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Au croisement
suivant, filer tout droit pour entrer dans St-Romain-sur-Gironde,
où il faut s’arrêter voir l’église fortifiée, une bâtisse d’origine
romane dont la base du clocher est construite avec des morceaux de sarcophages
mérovingiens.
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Poursuivre
à droite vers Mortagne par la D245E2, et au croisement suivant prendre
à droite en direction du nord. Cette route circule dans le marais
qui se partage entre cultures et prairies, mais ces dernières tiennent
encore une bonne place comme e témoignent les nids de Cigognes blanches
que l’on aperçoit de loin en loin, et les moutons appartenant à une
ferme biologique proche. La route longe enfin l’Ermitage
St-Martial (fiche site patrimoine),
où l’arrêt visite s’impose.
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Après la visite,
poursuivre par cette même route jusqu’au port de Mortagne, point
de départ de la balade.
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A faire à voir en plus :
Une promenade dans le village de Mortagne, pour passer de « la rive
» (le quartier du bas) au « bourg » (celui du haut) et découvrir les
points de vue magnifiques sur l’estuaire et les marais riverains.
Se restaurer sur l’itinéraire :
Les restaurants participants au programme « Goûtez les saveurs de l’estuaire
» se sont engagés à vous proposer des plats confectionnés avec les produits
du fleuve (alose, maigre, anguille, lamproie), les productions maraîchères
locales (melon, asperge du Blayais), les viandes de « l’agneau de l’estuaire
», le tout étant accompagné des vins du Médoc et de la haute Gironde
(côtes de Blaye, côtes de Bourg), du pineau des Charentes et du Cognac.
Le Relais de Touvent, 4 rue de Saintonge
à Boutenac-Touvent, 05 46 94 13 06. Idéalement situé à la mi-parcours
du circuit.



