Estuaire de la Gironde

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Le vin et l’Estuaire, une histoire qui dure

Trait d’union entre deux rives viticoles de renom, roulant entre Médoc et Blayais, sans oublier les terres de Cognac plus au Nord, le fleuve charrie depuis des millénaires ce qui est bon pour les terroirs et les hommes. Aujourd’hui la vigne, omniprésente le long de l’Estuaire, joue encore un rôle primordial, économique et touristique.
 
L’Estuaire de la Gironde est un monde d’eau. Mais les terres qui le bordent ont depuis longtemps élu le vin comme richesse. Les premières vignes ont été plantées il y a plus de 2000 ans par les Grecs, puis les Romains. La grande «révolution» du vin arrivera avec les Anglais qui envoient par «le claret» par tonneaux au pays, en utilisant le fleuve comme voie de transport. Jusqu’au milieu du XXe siècle, les petits ports de l’Estuaire assurent les relais, et les tonneaux s’entassent sur les gabares. L’essor du vin de Bordeaux est passé par le fleuve !

 

Un terroir et un paysages façonnés par le fleuve

Pas de vin sans terroir, sans ce sol qui donne vie à la vigne. Et l’Estuaire a été généreux. Le secret des grands Médoc? Les terrasses alluvionnaires où le fleuve a déposé ses «graves», sol ingrat de graviers et de cailloux, qui oblige la vigne à «souffrir"  : le rendement est moindre, mais la qualité meilleure!  Sur la rive droite, les terres calcaires et vallonnées favorisent l’écoulement de l’eau. Les vignes, profitant d’une exposition plein sud et des reflets dans l’estuaire, se gorgent de soleil pour des vins de caractères. On est ici dans la région des vins de Bourg et de Blaye, des pineaux et des cognacs.
Le fleuve a ainsi façonné un écosytème, par ses apports alluvionnaires, son influence sur le climat, sa voie de transport. Qui longe l’Estuaire en bateau, ou sur ses routes touristiques, découvre des vignes tombant dans le fleuve, des rangs à la belle géométrie, des châteaux fiers, des falaises et des marais sauvages.
 

Diversité des vins et du patrimoine

Aujourd’hui la viticulture continue de représenter une manne économique importante pour la région de l’Estuaire. Et le vinitourisme se développe des deux côtés du fleuve, à la découverte des grands crus classés du Médoc, mais aussi les petites exploitations familiales, reflets de toute la diversité des goûts... et des prix!
Même s’il existe quelques styles récurrents avec les «cuviers» ou les «chartreuses,» les châteaux viticoles affichent peu d’unité architecturale. C’est la diversité qui domine ! Dans le Médoc, le Château Margaux, «Versailles du Médoc», la chartreuse rose de Château Loudenne, les tourelles de Beychevelle en sont l’incarnation. La rive gauche, moins connue, affiche aussi ses châteaux stars : Eyquem et Falfas à Bayon dominent le fleuve, et en Charente-Maritime, le château de Beaulon, offre un style gothique flamboyant d’exception. Aujourd’hui, les chais font aussi partie du patrimoine. Confiés à des bâtisseurs contemporains de renom, ils deviennent de véritables bijoux. Ces cathédrales du vin high-tech se visitent autant pour la dégustation, que pour leurs lignes architecturales.